VIIIème Conférence de Moscou sur la Sécurité Internationale

Brahim Fassi Fihri, Président Fondateur de l’Institut Amadeus, prend actuellement part aux travaux de la 8ème conférence de Moscou sur la Sécurité Internationale qui se tient jusqu’au 25 avril dans la capitale Russe. Cette conférence annuelle de haut niveau qui se tient à Moscou depuis 2012 rassemble cette année plus de 1000 participants provenant de 111 pays dont 40 Ministres de la Défense, des généraux et hauts gradés, des représentants gouvernementaux, d’organisations internationales et non gouvernementales.

La Conférence de Moscou sur la Sécurité Internationale s’attardera notamment lors de cette édition sur l’amélioration du contrôle des armes en circulation, sur la situation sécuritaire au Moyen Orient y inclus en Syrie. La conférence traitera également de la coopération sécuritaire en Asie, en Afrique et en Amérique Latine.

En plus des séances plénières, des panels aborderont des thématiques plus spécifiques. M. Brahim Fassi Fihri, Président Fondateur de l’Institut Amadeus a intervenu, mercredi 24 avril lors du panel « Afrique du Nord : terrorisme et immigration illégale », en compagnie de Sergey Afanasyev, Chef Adjoint du Main Directorate of the General Staff des Forces Armées de la Fédération Russe; Isameldin Mubark Habiballa, Ministre d’État, Ministre de la Défense de la République du Soudan; Mansur Dan-Ali, Ministre de la République du Nigéria; Joseph Beti Assomo, Ministre de la Défense du Cameroun ; Abdelkader Farid, Président du Center for Combatting Terrorism d’Égypte et Kasahun Dender Melese, Directeur Exécutif Adjoint du Center for Dialogue, Research and Cooperation d’Éthiopie.

Dans son intervention, M. Fassi Fihri s’est attardé sur les foyers de tension actuels dans la région et plus généralement en Afrique. En parlant de la situation en Algérie, il a émis l’espoir « en tant que marocain que la période de transition actuelle en Algérie, et le questionnement politique et institutionnel qu’elle pose, puissent permettre l’ouverture d’un dialogue franc entre nos deux pays vers une normalisation des relations que les deux Peuples frères appellent de leur vœu. »  Ceci, conformément à la « main tendue » par SM le Roi Mohammed VI à l’Algérie, le 6 novembre dernier, l’invitant à « dépasser les différends » et à la « création d’un mécanisme politique conjoint de dialogue et de concertation » devant conduire à la réouverture des frontières terrestres entre les deux pays, fermées depuis 25 ans.

S’agissant de la Libye, M. Fassi Fihri a appelé à trouver « une sortie de crise pour stabiliser un pays qui doit s’engager dans la refonte de ses institutions et dans sa reconstruction »

Fassi Fihri s’est également attardé sur la stratégie du Maroc en matière de lutte contre le terrorisme, rappelant que celle-ci « reposait sur plusieurs axes combinant à la fois la gouvernance sécuritaire, la lutte contre la pauvreté et la restructuration du champ religieux. »

Il a également présenté l’approche humaniste du Maroc en matière d’immigration, en permettant la régularisation de « plus de 45 000 migrants qui n’avaient pas de statut, et ce, à travers deux campagnes massives de régularisation en 2014 et 2018 » Il a ajouté que  « le Royaume du Maroc rejetait l’établissement de camps de migrants  sur son territoire et a toujours refusé de considérer la question migratoire uniquement sous l’angle sécuritaire. Il refusait d’être le sous-traitant d’une politique européenne unilatérale, faite de mécanismes contre-productifs et dénuée de bon sens. »

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