Le système éducatif et les classes moyennes au Maroc
A l’occasion de la conférence organisée par l’Institut Amadeus et le Club Entreprendre, un débat animé a suivi les présentations des conclusions du Livre Blanc dont Brahim Chedati, économiste de l’éducation et Amina Refass, consultante pour les projets de coopération internationaux, se sont chargés.
A l’occasion de la conférence organisée par l’Institut Amadeus et le Club Entreprendre, un débat animé a suivi les présentations des conclusions du Livre Blanc dont Brahim Chedati, économiste de l’éducation et Amina Refass, consultante pour les projets de coopération internationaux, se sont chargés.La centralité du rôle de l’école dans la formation des classes moyennes a ainsi été établie et tous les membres du débat s’en sont accordés.
L’objectif de cette conférence, a rappelé le président de l’Institut Amadeus Brahim Fassi Fihri, était d’établir un débat sur le contenu du Livre Blanc et de poursuivre la discussion au-delà de ce livre. Le débat était animé par Farid Benyakhlef, secrétaire général du Club Entreprendre. De très nombreux points ont été évoqués, et les transitions n’étant pas toujours faciles à assurer, il est nécessaire de faire une synthèse des enseignements que nous pouvons tirer de cette soirée, dont l’invitée de marque était Latifa El Abida, Secrétaire d’Etat à l’Enseignement.
Amina Refass a tenté de répondre à la question posée par son collègue Brahim Chedati : comment faire de l’école un levier de promotion sociale pour les classes moyennes ? Elle a d’abord insisté sur l’importance des contenus des programmes et la pédagogie : il faut donner à tous un socle commun de connaissances et de valeurs citoyennes. Sur ce point, l’attention s’est focalisée tout au long de la conférence sur le problème des langues, problème décidemment incontournable lorsqu’il est question du système éducatif du Maroc. Faut-il enseigner en darija ? En arabe classique ? Faut-il conserver l’enseignement en français ? Voire donner une place de choix à l’anglais, comme le souhaite Thami Ghorfi, président de l’ESCA ? Aucune réponse claire n’a été apportée et le débat reste ouvert. Le livre blanc indique que le multilinguisme est une richesse incroyable. S’en priver serait une grave erreur. Rachid Benmokhtar appelait lui à faire des expérimentations rappelant que devant un enjeu aussi crucial seul la preuve par le résultat compte.
Tous sont d’accord pour renouveler les approches pédagogiques et à insuffler chez les jeunes un esprit citoyen et des compétences d’initiative. Le problème soulevé est bel est bien celui de la mise en place de la réforme.
- Latifa ELABIDA, Secrétaire d’Etat chargée de l’Enseignement
- Rachid BENMOKHTAR, Président de l’Observatoire Nationale pour le Développement Humain et ancien Ministre de l'Education Nationale
- Thami Ghorfi, Président de l'ESCA, Président d'Aswat et entrepreneur
- Driss Ksikes, Directeur du CESEM, Centre d'Etudes Sociales, Economiques et Managériales
Les chercheurs du groupe de rédaction .
- Brahim CHEDATI, sociologue, chercheur en économie de l’éducation et technique de planification
- Amina REFASS, Chercheuse spécialisée dans l’éducation, responsable du programme ALEF de USAID
- Abderrahim El Maslouhi, politologue
- Khadija Ramram, Chercheuse spécialisée dans l’éducation
- Ali Boulahcen, président de l'Aress, association pour la recherche en sciences sociales








