Webinaire : Indices de la Stabilité et de l’Attractivité en Afrique

Suite à la publication de l’Edition 2021 de ses Indices de la Stabilité et de l’Attractivité en Afrique, l’Institut Amadeus a organisé, Mardi 11 mai 2021, un Webinaire rassemblant les membres du Comité scientifique qui ont contribué à l’élaboration des Indices et du Rapport ayant accompagné leur production, ainsi que des experts sectoriels originaires de plusieurs pays du continent africain.

 

Le Webinaire a été modéré par M. Khalid Benhammou Directeur Général de « Sahara Wind », et a vu la participation de M. Olivier Deau, Consultant indépendant en développement et coordinateur de la production des Indices, du Dr Kaouthar Lbiati Vice-Présidente en Stratégie et développement chez Cytovia therapeutics, du Dr. Coffie Francis José N’Guessan Directeur Adjoint chargé de la Recherche au Centre Ivoirien de Recherches Economiques et Sociales (CIRES) et Maître de Conférence à l’Université Félix Houphouet-Boigny, de M. Moussadeck Bally Président Fondateur d’AZALAÏ Hôtels Group, et enfin du Dr. Thérèse Azeng Professeur au Département d’analyse d’économie politique à l’Université de Yaoundé.

 

Le Webinaire a débuté par l’intervention de M. Olivier Deau, qui a présenté la méthodologie utilisée pour la production de l’Edition 2021 des Indices, qui sont composés de plus de 70 sous-indicateurs chacun, calculés à partir de données publiées par des organismes internationaux, de statistiques nationales et de données qualitatives recueillies par les équipes de l’Institut Amadeus.

 

Olivier Deau a également rappelé que ces Indices sont dédiés principalement aux détenteurs de capitaux internationaux, et ce afin de leur permettre de mieux comprendre l’environnement des affaires africain et surtout de mieux cerner les vulnérabilités économiques et politiques des différents pays du continent.

 

Enfin, M. Deau a tenu à souligner que l’Edition 2021 des Indices de Stabilité et d’Attractivité est survenue dans un contexte marqué par les conséquences multiples de la pandémie de la Covid-19, et a été l’occasion de traiter de l’impact de la crise sanitaire sur l’économie africaine, à travers l’inclusion d’un nouvel indicateur composite des systèmes sanitaires, qui a permis de mieux comparer la performance des systèmes de santé ainsi que les politiques sanitaires mises en place dans chaque pays afin d’endiguer la crise.

 

Le Dr. Coffie Francis José N’Guessan a précisé, de son côté, l’importance de ces Indices dans la mesure où ils donnent une vue multidimensionnelle de la situation du continent africain. Ils demeurent, selon lui, un outil d’importance qui consiste d’une part à porter l’assistance informationnelle aux investisseurs internationaux voulant s’implanter en Afrique, et constitue, d’autre part, un exercice scientifique permettant de comparer les pays africains entre eux sur le plan de la résilience économique et politique.

 

Commentant le classement de son pays dans ces deux Indices, Dr. Coffie Francis José N’Guessan a précisé que la crise sanitaire avait impacté négativement le secteur social en Côte d’Ivoire, où plusieurs études et enquêtes montrent que les taux de licenciement et de chômage ont augmenté de manière significative, ce qui a contribué a fragilisé davantage la situation sociale, déjà difficile avant la pandémie.

 

Moussadeck Bally a mis en exergue l’effet de la crise sur les revenus des entreprises œuvrant dans le secteur du tourisme sinistré, qui a contribué, dans de nombreux pays du continent, à la vague de licenciements depuis le début de la crise sanitaire. M. Moussadeck Bally, a également insisté sur le fait que les activités économiques et commerciales informelles impactent négativement l’économie du continent et a invité les pays africains à accélérer la digitalisation de l’administration en vue de simplifier les procédures administratives complexes qui tendent à favoriser et à encourager la persistance des pratiques du secteur informel.

 

Sur le plan sécuritaire, Dr. Thérèse Azeng a précisé que malgré la multiplication de toutes les formes de déstabilisations en Afrique – guerres civiles, coups d’État, attentats de terrorisme – plusieurs pays du continent, en proie à des conflits systémiques ou à d’importants risques de déstabilisation, ont pu regagner en stabilité et à rétablir la paix.

 

Sur le plan sanitaire, Dr. Kawtar Lbiati a mis en lumière l’indicateur composite « santé », nouveauté de cette Edition des deux Indices, en soulignant qu’il doit impérativement avoir une place stratégique dans la mesure de l’attractivité et de la stabilité des pays du continent à long terme, et non être perçu comme un simple outil conjoncturel du fait de la pandémie.

 

Enfin, et en guise de conclusion, les participants au Webinaire se sont accordés sur trois éléments de première importance, nécessaires au développement inclusif du continent ; à savoir la diversification de l’économie africaine, la prudence vis-à-vis de la dette extérieure ainsi que l’indispensable solidarité continentale.

 

Il est à rappeler que l’Institut Amadeus produit et met à jour annuellement depuis 2012 ses Indices de la Stabilité et de l’Attractivité en Afrique.

 


 


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