LE MAROC DANS LA CEDEAO : Vers une approche nouvelle de l’intégration régionale en Afrique

Peu après son retour à l’Union Africaine, le Maroc a officiellement fait acte de candidature à la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest(CEDEAO) en février 2017. Depuis, un long débat, tantôt réfléchi tantôt passionné, a été engagé autour des différents enjeux d’une éventuelle adhésion du Maroc à la communauté. Si la légitimité de la demande du Maroc n’est plus à justifier compte tenu de ses relations historiques et son ancrage économique dans la région, sa concrétisation semble poser problème. Pourtant, plusieurs facteurs plaident pour un effet stimulateur sur le positionnement continental et international de la région.En attendant que la commission des chefs d’États de la CEDEAO donne son verdict, la demande du Maroc est entrain de questionner les fondamentaux de l’intégration régionale en Afrique.

LA DEMANDE D’ADHÉSION DU MAROC COMME ACTE DISRUPTIF

Depuis que les chefs d’État ont donné leur accord de principe à la demande du Maroc lors du Sommet de Monrovia en Juin 2017, plusieurs voix syndicalistes se sont levées contre cette demande, jugée comme une menace aux économies locales et à la souveraineté des États membres.

Pourquoi la CEDEAO ? Pourquoi maintenant ? Au Maroc comme en Afrique de l’Ouest, ces questions élémentaires ont enflammé le débat pendant plusieurs mois, durant lesquels la communication autour des tenants et aboutissants de cette demande était très faible. Par le jeu des circonstances et considérant le timing choisi, la demande d’adhésion du Maroc a donné l’impression que le royaume était empressé de s’imposer avec une confiance assez excessive quant à son poids sur le contient. Néanmoins, elle couronne les relations historiques, pluri centenaires, constitués d’un entrelacement de liens humains, culturels et cultuels, qu’il entretient avec l’Afrique de l’Ouest. Des relations qui n’ont jamais été démenties par l’histoire contemporaine la plus récente.

Si certains avancent que le Maroc et la CEDEAO ont plus à gagner si le pays gardait son statut privilégié, d’autres se prêtent volontiers à la réflexion autour de la construction d’un avenir commun.Une réflexion qui questionne les principes fondamentaux de la CEDEAO, dont le traité constitutif ne prévoit pas de modalités pour une nouvelle adhésion, et de l’Union Africaine, par son caractère disruptif.

MOUBARACK LO, Économiste en chef, Conseiller spécial du Premier Ministre du Sénégal

 

 

« Le fait que le Maroc, pays d’Afrique du Nord, décide de se tourner vers le Sud, est une véritable disruption.»

En effet, la demande du Maroc constitue une rupture considérable avec le schéma d’intégration régionale préétabli, et ce à plusieurs niveaux.D’un côté, les modèles d’intégration par l’État et par le marché tels qu’adoptés par les pays africains depuis les années 1960, et qui ont montré leurs limites en échouant à former des blocs régionaux solides face à la concurrence internationale, ne s’accordent plus avec le contexte africain et international.Celui – ci nécessite aujourd’hui une approche d’intégration multidimensionnelle, qui englobe l’ensemble des composantes d’une communauté régionale.Une approche que prône le Maroc à travers sa demande.

 

Dans le détail, la cohérence géographique constitue une seconde rupture.La division du continent africain en cinq régions impliquait que le Maroc fasse partie de l’« Afrique du Nord» et non de l’« Afrique de l’Ouest».En considérant la règle selon laquelle un pays de l’Union Africaine ne peut appartenir à plusieurs régions à la fois, cette demande a été perçue comme une dénaturation des zones préétablies, et de l’espace ouest – africain en particulier.Or, il s’agit plutôt d’une invitation à reconsidérer l’ancien découpage en affirmant l’échec de l’Union du Maghreb Arabe.En effet, par sa demande d’adhésion, le Maroc exprime clairement sa volonté de se retirer de ce projet inachevé et sans issue, de le dépasser et de réorienter son avenir, qu’il
continue de voir en Afrique.

D’un autre côté, la tradition d’une classification par aire culturelle dans laquelle le Maroc est considéré comme pays« arabo – musulman» fait que l’adhésion du Maroc à la CEDEAO, régie par le principe de la séparation entre la religion et de la politique de l’État, semble étrange à certains.

Lors de la tournée de conférence organisée par l’Institut Amadeus en Afrique de l’Ouest, plusieurs intervenants se sont également félicités de l’opportunité de réunir une CEDEAO des Africains à deux couleurs, brisant ainsi la séparation entre africains« blancs» et africains« noirs» qui perdure depuis bien des années.

Par ailleurs, ces ruptures sont assez pesantes pour solliciter les décideurs à adopter une approche transversale et participative dans la concrétisation du processus d’adhésion du Maroc.

L’IDENTITÉ COMME PREMIER DÉFI

Avant d’être géographique, économique ou politique, un espace communautaire est d’abord un espace de vie.Il offre aux populations qui le forment une identité et une vision commune qui les unit, au – delà des barrières de langue, de culture, d’idéologie ou de religion.Car la CEDEAO est, avant tout chose, la CEDEAO des peuples, la première question est donc de savoir si les marocains se retrouveront dans l’identité et la vision commune des peuples de la CEDEAO, mais aussi de savoir si ces derniers se sentent assez proches des marocains pour les accepter en tant que membres de la même communauté.

MOUSSA MARA, ancien Premier Ministre du Mali

 

 

« Dans les zones frontalières, les populations se côtoient et commercent de manière habituelle, développent des synergies et des affinités pratiques.Mais, souvent, elles n’ont même pas de reflexe national a fortiori de reflexe CEDEAO;
dans ce contexte la fraternité des peuples marocains et de la CEDEAO prendra du temps.»

 

En effet, si certains hommes d’affaires, entrepreneurs, politiciens et acteurs de la société civile se sont de plus en plus familiarisés avec la région, notamment suite à la dynamique enclenchée par les récentes activités royales, on ne peut en dire autant sur les autres catégories sociales.C’est là le premier défi que devront relever le Maroc et la CEDEAO dans le cadre de cette adhésion.

Ensemble, ils devront faire face aux inquiétudes« populaires» et éviter une crise identitaire.Pour ce faire, le projet d’une CEDEAO à 16 où le Maroc serait membre à part entière, est un projet qui devrait être porté par toute la nation dans toute sa diversité, et non par les chefs d’État, les acteurs politiques et opérateurs économiques uniquement.

À ce titre, la mobilité des personnes devrait être particulièrement encouragée dans les domaines de l’éducation, de la culture et du tourisme.

La société civile, dans toute sa diversité, a un rôle indéniable à jouer.Les influenceurs, les artistes, les hommes de culture, les journalistes, les leaders religieux et les blogueurs, sont autant d’acteurs à mettre à contribution pour informer, sensibiliser et faciliter le rapprochement entre les populations marocaines et ouest – africaines.

Des dispositions méritent d’être considérées en ce qui concerne le rapport à l’Islam avec des observations allant du régime de droit civil(mariage avec des non – musulmans), les licences de diffusion de médias et les éventuelles diffusions de message religieux.La question de la culture démocratique et en filigrane de la laïcité mérite également d’être posée.

VERS UN MARCHÉ INTÉGRÉ ET DIVERSIFIÉ À FORTE VALEUR AJOUTÉE

Comme l’a souligné Moussa MARA, ancien Premier Ministre du Mali, «il faut casser l’image de« l’envahisseur» derrière toute initiative d’une puissance économique qui arrive dans un pays donné.»En effet, les pourfendeurs de l’adhésion du Maroc estiment que celle – ci condamne à l’avance l’essor des économies locales qui ne sont pas armées pour affronter la concurrence de l’économie marocaine.Néanmoins, la logique de l’intégration régionale s’inscrit dans la complémentarité, la concurrence ayant lieu au – delà des frontières régionales et non en leur sein.

En cas d’adhésion du Maroc à la CEDEAO, la communauté pourrait devenir la 16 ème puissance mondiale devant la Turquie.Cet argument, souvent mis en avant par les défenseurs du dossier de candidature du Maroc, est tout à fait justifié par les synergies et les avantages comparatifs dont dispose chacun des pays de la région.

Suite à la première étude d’impact qui énumère les principaux enjeux de l’adhésion du Maroc, plusieurs études ont été élaborées par diverses institutions en Afrique de l’Ouest comme au Maroc afin d’approfondir la réflexion et consolider les arguments en faveur de la construction communautaire.

Au niveau commercial, s’il est vrai que le solde de la balance commerciale du Maroc avec la CEDEAO penche plus en faveur du Royaume, il apparaît qu’il existe aussi des niches inexploitées.Celles – ci pourraient non seulement rééquilibrer la balance pour que les pays de la CEDEAO en tirent également profit, mais promouvoir aussi d’autres activités d’export capables d’augmenter de façon considérable les échanges commerciaux tant en quantité qu’en valeur.À ce titre, l’étude[1] réalisée par le Ministère de l’économie et des finances du Maroc, basée sur une analyse de la structure des échanges commerciaux entre le Maroc et la CEDEAO, livre les principales opportunités pour les exportations marocaines vers la CEDEAO et inversement.

Au – delà du commerce classique, les liens durables tissés entre les entreprises, les investisseurs et les groupes financiers du Maroc et de la région, sont des projets porteurs de forte valeur ajoutée de part et d’autres et forment un bon socle pour la diversification des relations économiques.

Par ailleurs, cette dynamique devra être accompagnée par de nombreuses mesures telles que la production et le partage d’informations macroéconomiques fiables, l’amélioration de la sécurité des transactions financières, la gestion des risques d’instabilité financière, le renforcement de la surveillance commerciale, la révision de la politique tarifaire de l’Union et le renforcement des politiques sectorielles régionales.

VERS UNE INFRASTRUCTURE INFRARÉGIONALE CONNECTÉE

Ces dernières années, et après avoir cumulé un retard frappant, le Maroc et les pays ouest – africains sont animés par une importante dynamique en matière d’investissements en infrastructure.Ils se distinguent particulièrement dans les classements à l’échelle continentale[1].Plusieurs mégaprojets ont vu le jour en matière de transport terrestre, portuaire et aérien, ou encore en matière d’énergie.

Tableau: Impact des infrastructures de transport routier sur le commerce de la CEDEAO en millions de dollars
Région partenaire Avec le réseau commercial actuel Avec le réseau commercial amélioré Variation (%)
Afrique de l’Ouest 2838,1 7300,7 157,24
Afrique de l’Ouest 647,3 1593,1 146,11
Afrique de l’Ouest 23,1 437,6 1794,37
Afrique de l’Ouest 4,2 50,6 1104,76
Afrique de l’Ouest 870,4 2301,4 164,41

Pourtant, les efforts demeurent en deçà des besoins de la région. D’après la Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique, les raisons qui expliquent cette insuffisance sont presque similaires pour tous les pays et s’expliquent principalement par le prix élevé des biens d’investissement en infrastructures, des seuils de rentabilité difficilement atteignables, des connexions Internet faibles, des chaînes de valeur pauvres en maillons industriels ou encore une organisation économique inadéquate des secteurs des infrastructures.Par ailleurs, le plus grand défi demeure celui de la connectivité infrarégionale, un défi qui devra être réinterrogé avec l’adhésion du Maroc.En effet, le nouveau régionalisme est motivé par les externalités positives et les économies d’échelles que la proximité géographique est susceptible d’engendrer, et que seules les infrastructures infrarégionales peuvent garantir.

D’après les chiffres récents de l’UNECA[2], le commerce infrarégional de la CEDEAO se fait principalement par voie routière.Si celle – ci permet à la région d’enregistrer le trafic le plus important sur le continent, son amélioration pourrait garantir à celui – ci un bond de 157, 24%.

BOUBOU CISSE, Ministre de l’économie et des Finances du Bénin

 

BOUBOU-CISSE,-Ministre-de-l’économie-et-des-Finances-du-Bénin - MEDAYS - Institut Amadeus

 

« Les investissements en infrastructure doivent favoriser les connexions et renforcer les affinités, importantes mais non suffisantes, qui existent entre le Maroc et la CEDEAO mais aussi au sein même de la communauté.»

 

Dans ce sens, l’adhésion du Maroc devra être accompagnée d’une révision transversale de la gestion des investissements en infrastructure de telle sorte à en faire.

VERS UN ESPACE COMMUN DE PAIX ET DE SÉCURITÉ

Au – delà des composantes économiques et sociales, la recherche d’un espace prospère ne peut se faire sans une gestion politique parallèle et efficace.Si la CEDEAO est économique à l’origine, elle dispose aussi d’un fort dispositif institutionnel et politique.C’est une organisation sous régionale ayant vocation à œuvrer contre les conflits intra et inter étatiques, à régler les questions diplomatiques, sécuritaires, et démocratiques.

À ce titre, l’apport du Maroc en tant que membre pourrait être très bénéfique.En effet, dans de nombreux domaines de construction étatique, le Maroc peut apporter à la CEDEAO un savoir considérable en matière d’aménagement du territoire(décentralisation, planification, urbanisation), mais aussi en matière de lutte contre le terrorisme(sécurité, défense, prévention, renseignement).

Additionnés au poids diplomatique du Maroc en Afrique, ces apports font de l’adhésion du Maroc un renforcement du poids politique de la CEDEAO, qui lui permettra de s’imposer comme force tant au niveau continental qu’au niveau international.

VERS UN DIVIDENDE DÉMOGRAPHIQUE OUEST – AFRICAIN

Au cœur de toutes ces considérations, le capital humain joue un rôle clé puisqu’il constitue une force nécessaire, sinon suffisante, pour stimuler à la fois croissance économique et le développement.De ce fait, il est souvent considéré, à tort ou à raison, comme un facteur primordial qui explique les écarts de performance régionale.

Au Maroc comme dans la CEDEAO, le Capital humain peine encore à jouer pleinement son rôle de locomotive du développement alors que la région devrait tirer profit de la nature jeune et croissante de sa population, avant que la pyramide ne s’inverse.

Pour cause, l’accroissement de la population en Afrique est perçu avec une certaine inquiétude.Au lieu d’être le vivier de la croissance, celui – ci a eu pour corollaire une urbanisation sans croissance et une aggravation de la pauvreté et de l’insécurité.Cette perception, vérifiée par les réalités, doit être remplacée par une vision qui place le capital humain au cœur de ses stratégies, une vision capable de générer un dividende démographique.Celui – ci résulte du décalage temporel entre la baisse de la natalité et la baisse de la mortalité, notamment grâce à une amélioration des conditions de vie et, en conséquence une augmentation de l’espérance de vie.Cette transition entraîne une augmentation rapide et élevée de la population active.La réussite de cette transition ne peut par ailleurs se faire sans une amélioration du bien – être de la population, notamment à travers les services publics(santé, habitat, éducation, sécurités sociale).Il est vrai que plusieurs avancées considérables ont été réalisées au Maroc et en Afrique de l’Ouest, notamment dans le cadre de la réalisation des Objectifs de Développement Durable, mais beaucoup reste encore à faire.

Tout comme le principe d’avantages comparatifs en économie, chaque pays devrait bénéficier de l’expertise de l’autre dans les domaines du développement humain.Cela permettra de converger vers un dividende démographique« ouest – africain», soit une population active qui bénéficie à toute la région.Dès lors, la question de la mobilité devient cruciale.Une première initiative serait de favoriser les échanges d’étudiants et de chercheurs, véritables ambassadeurs des cultures locales.Il serait par exemple intéressant d’élargir au Maroc, sous un cadre particulier, le schéma Ndamdi Azikiwe de la mobilité académique, élaboré par le département des sciences de l’éducation et de la culture de la CEDEAO en 2015. Ce schéma, qui a pour objectif de promouvoir et faciliter la mobilité des étudiants et des chercheurs dans l’espace CEDEAO, peut apporter une réponse efficace et pérenne à la gestion des flux estudiantins entre le Maroc et les pays de la région.

CE N’EST QU’UNE QUESTION DE TEMPS ?

L’une des raisons principales pour laquelle les voix syndicalistes se sont élevées contre cette adhésion est que le Maroc semblait précipité de s’imposer et trop confiant quant à son poids dans la région.Or, le processus d’adhésion du Maroc à la CEDEAO s’inscrit dans la longue durée et dans un esprit gagnant – gagnant.Comme l’a précisé Nasser Bourita, Ministre marocain des affaires étrangères et de la coopération internationale et porteur de ce projet, «l’adhésion est une construction sui generis, il n’y a pas de manuel prêt à l’emploi, il faut faire preuve d’ingéniosité et de flexibilité en gardant en vue les objectifs». Cette construction, au vue de ses implications, ses enjeux et ses grands chantiers, ne peut aboutir que dans le temps.

L’ensemble des chantiers structurels et structurants ouverts par la demande d’adhésion du Maroc à la CEDEAO opère à trois niveaux: au sein du Maroc, au sein de la CEDEAO, et entre le Maroc et la communauté ouest – africaine.En plus de leurs stratégie commune, chaque pays de son côté devra faire des concessions et fournir des efforts afin d’inscrire l’adhésion du Maroc non comme un simple élargissement de la communauté, mais comme un approfondissement et un renforcement de celle – ci.

QUID DU NIGERIA ?

Au Nigéria, pays fondateur de la CEDEAO, l’adhésion du Maroc est loin de faire l’unanimité.Depuis l’accord de principe donné par les chefs d’États à la demande d’adhésion du Maroc en juin 2017 au Sommet de Monrovia, plusieurs voix ont protesté contre cette demande, jugée comme étant une menace au leadership politique, économique et institutionnel du Nigéria dans la région.Les opérateurs économiques et la société civile se sont exprimés défavorablement à cette adhésion, quitte à en faire un enjeu électoral.Frank Udemba Jacobs, Prédisent de l’Association des entreprises manufacturières du Nigeria, avait déclaré« Nous exhortons le gouvernement fédéral à s’opposer à cette adhésion qui serait catastrophique pour le secteur productif de notre économie(…) Nous savons que le Maroc est lié par plusieurs traités commerciaux à l’Union européenne.Les produits européens qui arrivent au Maroc finiront donc forcément au Nigeria, le plus grand marché ouest – africain.Nous nous opposons avec véhémence à cette adhésion.»Pourtant, le Nigeria semble maintenir sa position de leader économique et de vivier de croissance démographique dans la région en cas d’adhésion du Maroc :

Source: CEDEAO(2018)« Étude d’impact sur les enjeux de l’adhésion du Maroc à la CEDEAO»

 

Le positionnement du Nigéria pousse par ailleurs certains pays ouest – africains, notamment francophones, à considérer d’un œil favorable l’entrée du Maroc dans la mesure où celle – ci permettra un rééquilibrage de la Communauté, plus favorable à leurs vues.


[1] Direction des études et des prévisions financières(Mai 2018) « Échanges commerciaux Maroc – CEDEAO: Opportunités par pays et par produit », Policy Africa.

[2] Voir le classement réalisé par Jeune Afrique et Africa CEO Forum. https: //www.jeuneafrique.com/mag/575860/economie/classement-les-meilleurs-projets-dinfrastructures-dafrique/

[3] UNECA(2017) « Les infrastructures régionales en Afrique de l’Ouest: État des lieux, enjeux et impact sur la zone de libre – échange »

 

Salma TBER
Analyste & Projects Manager à l’Institut Amadeus